Historique

La présence de l’homme est presque certaine dans la région environnant Maurage à l’âge de la pierre polie. En effet ; à l’époque néolithique, l’endroit était déjà habité bien qu’aucune agglomération n’existe à cette période. Des vestiges d’armes et d’outils de cette époque ont été retrouvé dans les villages voisins : Strépy-Bracquegnies, Houdeng, Thieu, Casteau. Des sépultures ont été retrouvées à Strépy et Obourg.

         Bien avant l’arrivée de Jules César en 57 avant Jésus-Christ, la tribu gauloise nommé « Belgae » a succédé aux hommes de l’âge de la pierre. Quelques historiens fixent l’arrivée des « Belges » dans cette partie du Hainaut vers le 15e ou 14e siècle avant Jésus-Christ. Dans le village voisin de Bray, on retrouva un autel gaulois de dimensions importantes. A Houdeng et à Bracquegnies existent encore des tumulus gaulois. 

         En 235, Maurage est occupé par les Romains. Des fouilles archéologiques ont mis à jour des tessons de poterie attestant de la présence gallo-romaine dans la région environnante. Ces débris se trouvent actuellement au  musée de la préhistoire à Bruxelles.

 Au Ve siècle, les Francs occupent Maurage après avoir détruit le village de Waudrez en 445. Un cimetière franc a été retrouvé à la création des dépendances du charbonnage de la Garenne à la fin du XIXe siècle.

Il comprenait 80 tombes environ dont une seule était entourée d’une maçonnerie sèche, les autres étant en terre libre. Notons que Pépin le Bref avait une villa royale à Estinnes-au-Val à cette époque. 

Le premier nom du village date de cette époque franque : c’était « MARASH ou MOERAS », nom dérivé du tudesque (langue germanique du VIIe siècle) qui signifie « MARECAGE », sol fangeux. 

         Le village remonte donc à des temps très anciens mais ce n’est qu’à partir du VIIe siècle qu’on commence à parler de lui. 

         Maurage est né d’une terre donnée vers le milieu du VIIe siècle par Saint-Vincent (qui naquit à Strépy et connu sous le nom de Madelgaire) à l’abbaye d’Hautmont, commune française située sur la Sambre au sud de Maubeuge et à 26 km de Maurage. Ce monastère y avait des domaines, rentes, terrages et seigneuries foncières. Notons que Saint-Vincent était le fondateur de l’abbaye d’Hautmont. 

         Au IXe siècle, Maurage faisait partie des possessions de l’abbaye de Lobbes, fondée par Saint-Landelain en 640. Waudrez et ses dépendances y étaient rattachés depuis 653. C’est à cette époque, en 868-869, que le nom du village devient en bas latin MAREGIUM. 

         En 1072, Robert le Frison, Comte de Flandre, ravage la localité après sa victoire à Gottignies sur les Hennuyers. 

         En 1185, le village est ravagé par les Brabançons et les troupes de l’archevêque Philippe de Cologne.

         En 1186, Maurage est une paroisse du décanat de Binche et prend comme nom sous les formes romanes MARAGES (sous le couvert de la famille Malapert qui possédait une seigneurie dans le village de Maurage) puis MAREGES en 1231. 

         Maurage portera encore divers noms :

· MARAIGE en 1265,

· MARAIGES en 1369,

· MARAGES en 1372,

· MAIRAGE en 1425,

· MAURAIGE en 1433. 

En 1554, les troupes du Roi Henri II de France incendient le village après avoir incendié la ville et le château du Roeulx. 

En 1585 naquit Philippe de la Barre, seigneur de Maurage et de Quevaucamps, qui mourut en 1655. 

         Comme tous les villages de la féodalité, Maurage était divisé en seigneuries. La seigneurie principale passa successivement dans le patrimoine de la famille « de Maurage » pour appartenir ensuite aux « Roeulx-Hainaut », aux « Comtes du Hainaut » et enfin aux « Princes de Croy » jusqu’à la fin de l’Ancien Régime en 1796.

En 1872 fut constituée la première société charbonnière. 

En 1883, des religieuses augustines venant du Roeulx viendront s’y installer.

En 1961 cessa l’exploitation de la Société des Charbonnages de Maurage. 

Le 1er janvier 1977, Maurage faisait partie de l’entité de La Louvière.

Population de Maurage

1801 : 168

1846 : 550

1910 : 2537

1961 : 5101

1976 : 4856